Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Les propylées, ces vestibules superbes de la citadellea
présentent moins d'unité dans le plan , et l'inégalité du,
sol qui amena cette disposition , contribue aussi à leur
^spect théâtral ; l'opposition de la colonnade du milieu,
à jour, avec les murs des petits temples voisins, car tout
^tait divinisé chez les Grecs, produit une variété pi-
quante. Cependant, il est douteux que ce monument ait
été conçu ainsi dans son origine, et différentes parties
y semblent ajoutées dans des temps postérieurs.

Les deux grands piédestaux du devant ne sont pas
bien authentiques ; les Anglais qui ont fait des fouilles
au pied de ce monument ,¥auvel et !Faucherot, qui ont
examiné avec soin les fondations, ne les confirment
point, et le style des Grecs ne comporte guère un si
grand assemblage de richesses pour une seule façade.

Le fronton qui semble n'avoir, chez les anciens, cou-
ronné que les temples, n'a peut-être été employé ici que
comme faisant partie de la décoration d'une enceinte
sacrée. Chez les Romains, ce portique triomphal eût
été surmonté d'un attique portant une inscription dédi-
catoire,

Nous lisons dans le Voyage du sicilien Scrofani, quî
vient d'être publié et traduit, que les colonnes sont de
trois ou quatre assises, unies ensemble sans mortier,
arec une précision qui ne permet pas d'en apercevoir le
joint, et quJun axe de bois de cèdre, verni avec de l'ocre
de fer du plus beau rouge , assujettissait ces tambours,
çn sorte qu'il était facile à tous les voyageurs de croire
çes colonises d'un seul bloc
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