Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Planche cinquième. —~ Le Carthame des Teinturiers f

OU faux Safran.

De ious les procédés connus pour extraire la leinturé
du carthame, le plus simple est celui qu'on pratique
clans le Levant, où M. Bertholet l'a recueilli. Il l'a in-
séré parmi les mémoires de l'Institut du Caire. Le voici
tel qu'il est décrit :

Il y a dans la fleur du carthame deux substances co-
lorantes très-distinctes 3 l'une jaune, qui est dissoluble
dans l'eau3 l'autre , qui est rouge, se dissout dans les
alcalis.

On ne fait point usage de la première dans la tein-
ture, on l'enlève en mettant le carthame dans un sac
qu'on place dans un courant d'eau , jusqu'à ce qu'eu
l'exprimant , il ne donne plus de couleur.

La partie rougej qui reste après l'extraction de la
jaune , sert à teindre en cerise, en ponceau et rose. Elle
sert encore à préparer le rouge des femmes.

« Le teinturier ( dont M. Bertholet a examiné le pro-
cédé ) s'est servi d'eau de puits , c'est-à-dire, qui conte-
nait un peu d'alcali, pour dépouiller le carthame de la
substance jaune qu'il faut séparer d'abord de celle qui
doit teindre en rouge.

« Après une macération qui a duré vingt-quatre
heures, il a exprimé le carthame , et il l'a remis dans
une seconde eau pour vingt-quatre heures, puis expri-
mé. Pans cet état, le carthame a été mêlé avec un cin-
quième de son poids d'une cendre peu abondante en
soude, qui est achetée des Arabes, et il a été porté sous
la meule verticale d'un moulin. Après plusieurs tours
de meule, le carthame a été recueilli pour être employé,
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