Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Explication de la Planche dix - huitième, —- Colonne

nationale.

Le gouvernement, pénétré de l'importance des raonu*
mens publics , n'a pas cru qu'il fût prudent d'ériger celui-
ci, sans avoir assuré les moyens de former un chois
digne de la nation qu'il doit représenter , et de porter,
dans son exécution, tous les soins et toute la perfection
qu'il exige.

Les consuls, après avoir ordonné, par un arrêté du 19
nivôse dernier, l'élévation d'un monument destiné à
perpétuer le souvenir de la conquête de la Liberté, et
désigné la place de la Concorde comme l'emplacement
le plus favorable, invitèrent tous les artistes de la répu-
blique à concourir pour cet objet, à fournir des idées
nouvelles et des plans déterminés. Le projet de Moreau ,
désigné comme le plus convenable, par un jury nom-
breux, atteste en même temps les rares talens de l'au-
teur , et la sagacité des artistes qui l'ont couronné.

Moreau doit présider à l'exécution de son projet: il
vient d'élever un modèle de la grandeur du monument,
et à la place même qu'il doit occuper. Cette sage précau-
tion annonce la sollicitude du gouvernement, sur un
objet aussi important pour l'honneur delà nation et pour
la gloire de l'art dont il fixe une époque remarquable 5
et nul doute que Moreau , jaloux de profiter de la cen-
sure publique , n'ait sollicité lui-même cette mesure.

Il s'agissait d'un monument votif et triomphal : il fal-
lait qu'il fut tellement caractéristique de la nation fran-
çaise, qu'il ne pût s'appliquer à un autre peuple, et la
description suivante mettra les lecteurs à portée de
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