Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Sujet de la Planche dix - neuvième. — Le président
3Iolé saisi par les factieux , auteurs des guerres d&
la Fronde.

Sous la minorité de Louis XIV et durant le ministère
du cardinal Mazarin, la guerre civile s'alluma au sein
même de Paris. Le peuple était accablé d'impôts; on
avait retenu les gages des officiers du parlement; deux
partis s'élevèrent, sous le nom de Frondeurs et de Ma~
zarins.

Eu i648, le 16 août, le cardinal fit arrêter Pierre
Broussel, conseiller de la grand'chambre. Cet enlève-
ment fit plus de bruit qu'on ne s'y était attendu; le
peuple s'émut, cria, courut aux armes; on ferma les
boutiques ; des chaînes furent tendues clans Paris (c'est
ce qui a été appelé la journée des barricades ).

Le lendemain, la salle du palais fut Templie d'une
multitude immense qui criait : Broussel! Broussel! Le
parlement sortit, au nombre de cent soixante officiers ,
et fut, en corps et en babit, au Palais-Royal; il fut reçu,
dans toutes les rues,avec des acclamations et des applau-
dissemens universels ; toutes les barricades tombaient
devant lui. Le premier président parla à la reine avec
liberté ; mais il ne fut rien résolu de positif, relativement
au conseiller Broussel.

Le parlement étant sorti du Palais-Royal, et ne disant
rien de la liberté de Broussel, ne trouva d'abord qu'un
morne silence , au lieu des acclamations passées. Lors~
qu'il fut à la Barrière des Sergens, où était la pre-
mière barricade, il y rencontra des murmures qu'il
apaisa : les menaces de la seconde furent éludées de
même. La troisième 3 qui était à la Croix-du-Tra--
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