Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Elève de Regnault, et en même temps son ami , je
praindrais de blesser ici sa modestie, en me livrant à
tout ce que m'inspirent l'estime que j'ai pour ses rares
talens, et ma reconnaissance particulière. Puissé-je
acquérir le droit de lui offrir un antre témoignage de
mes sentimens, et lui reporter un jour (en essayant de
marcher sur ses traces) l'honneur des suffrages et de la
bienveillance publique !

Suite des observations sur la Colonne nationale.

L'auteur a voulu faire l'apothéose de la Colonne trajane , j'en
conviens; mais il a élevé si haut l'objet qu'il voulait consacrer,
que si de loin il y gagne quelque prédomination, de près il perd
beaucoup de sa valeur.

L'énormité des soubassemens l'amoindrit et la réduit à rien ,
quoique son diamè're égale presque celui de la Colonne trajane :
mais celle-ci se voit de près à Rome et dans une petite place ;
au lieu d'êlre si fort élevé, son piédestal est enterré dans un
fossé par l'exhaussement successif du nouveau sol ; elle doit donc
paraître beaucoup plus forte.

Autant que nous pouvons apprécier l'étendue du Forum antique
ue Trajan,il n'était guère en superficie que le quart de la place
de la Concorde, prise d'une part entre les Tuileries et les Champs-
Elysées; et de l'autre, entre les colonnades de Gabriel et le'nou-
veau pont, car c'est de là que l'oeil la juge ; et les fossés inscrits
dans ces points sont parfaitement inutiles à sa décoration ; il y
aurait donc un grand avantage à les combler, en y substituant
quelque portique ou colonnade peu élevée, qui sans obstruer la
rue , offrît au peuple une communication couverte entre les
magnifiques promenades que sépare cette aride plaine où le soleil
et la poussière aveuglent les passans, et où nul abri ne se trouve
pour eux pendant l'orage.

La fin au numéro prochain.
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