Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Planche trente-neuvième.

Cette planche offre trois statues de la salle d'Apoî-
îon , galerie des antiques. La première est connue sous
îe nom de la Junon du Capitale. A son air majestueux ,
à sa haute stature, la plupart des antiquaires ont cru
reconnaître l'épouse de Jupiter et la reine des Dieux.
Quelques autres, ayec plus de fondement peut-être,
ont pensé qu'elle devait représenter Melpomène , la
muse de la tragédie. En effet, la tête rapportée, quoique
antique, et les bras restaurés, peuvent laisser du doute
sur la véritable désignation de cette statue. Elle est en
marbre de Paros. Elle ornait autrefois les jardins du
palais Cesi, à Rome, et a été tirée récemment du musée
du Capitole.

La deuxième représente Mercure. Cette figure ayant
beaucoup de rapport avec celle connue sous le titre de
Y Antinous du Belvédère, et qui a été décrite dans la
dix-septième livraison de ce recueil, on peut en con-
sulter l'explication. On observera seulement que
celle-ci a quelques attributs qu'on ne remarque point
à la première , tels que la coiffure ailée et le cadu-
cée dont une partie est antique. Cette statue est exé-
cutée en marbre pentélîque.

La troisième offre l'image du dieu conquérant des
Indes et de l'Orient, de Bacchus indien. Un grand
nombre de pierres gravées , de marbres , de pein-
tures et autres ouvrages de l'art des anciens, qui ca-
ractérisent Bacchus avec les mêmes attributs , ne
laissent aucun doute sur la vérité de cette assertion.
Le nom de bardanapale, que l'on voit gravé sur le
bord du manteau de cette statue ? ne signifie pas

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