Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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ne pussent être entendus , et on la conduisait au lieu
du supplice. Les amis de la prêtresse avaient la permis-
sion de la suivre. Cette marche se faisait en silence et
avec lenteur. Ce jour était regardé par le peuple comme
un jour malheureux, et l'on évitait de se trouver sur le
chemin où devait passer ce cortège funeste.

Arrivée à la Porte-Colline, sur le tombeau,la vestale
était livrée aux exécuteurs. Ce tombeau était une espèce
de petite cellule , creusée en voûte à une certaine pro-
fondeur, et dont la forme était celle d'un carré long :
on y faisait descendre la coupable par le moyen d'une
échelle , et après l'avoir assise sur un petit lit, près du-
quel était une table, une lampe allumée, une légère
provision d'huile , de pain , de lait et d'eau , on fermait
l'on vert ure de !a fosse ,el on la comblait avec de la terre.

Tel étdil l'appareil de ces terribles exécutions ; et l'au-
teur du tableau s'est conformé aux descriptions qu'en
ont données divers auteurs.

Cette composition d'un peintre qui, depuis une année
seulement, a débuté dans la carrière des arts, a été re-
marquée avec intérêt, et ne laisse aucun doute sur les
progrès de son talent.
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