Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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après avoir prolongé sa carrière jusqu'à l'âge deiOQans,
sain de corps et d'esprit, il cessa de vivre l'an 35o, avant
l'ère vulgaire.

Les Grecs lui déférèrent les honneurs qu'ils avaient
rendus à Hercule,et les médecins lui donnent le litre de
Divin. Sa mémoire est encore en vénération aux lieux
de sa naissance , et l'on y montre une petite maison où
l'on prétend qu'il habita.

L'authenticité de ce portrait ainsi que du précédent,
est fondée sur leur ressemblance avec ceux qui nous ont
été transmis sur des médailles ou autres mon urne as.

Sous les traits du troisième buste, quelques antiquaires
ont cru reconnaître Bacchus, qui était regardé comme
un des emblèmes du soleil et même de la nature. Le ca-
ractère de jeunesse qui brille dans cette tête,et sa longue
chevelure , que l'on prendrait pour celle d'Apollon, a
paru néanmoins convenir davantage à Bacchus, que les
Grecs ont quelquefois représenté sous les deux sexes.

Le buste, n.Q 4, est une image de Bacchus indien.
Celle-ci a passé longtemps pour le portrait de Platon ;
mais la seule inspection des cheveux qui, au dessus du
front sont coiffés de même que ceux des femmes, ôte
tout fondement à cette opinion.

Ces deux têtes de Bacchus ont dû trouver place dans
la salle des Muses. On sait que l'une des deux collines,
de l'Hélicon était consacrée à ce dieu.
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