Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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Cette stalue,en marbre grec dur, est tirée des jardins
de Versailles. Elle était placée près du bosquet de la
Colonnade.

La troisième figure de la planche 56.6 est également
tirée de Versailles. Elle était placée dans la galerie, et
connue sous le nom de Vénus de Troacle. Nue et sortant
du bain , la déesse tient de la main gauche le linge qui va
servir à l'essuyer, et de la droite, elle se couvre le sein.
Celte attitude est la même que celle d'une Vénus exé-
cutée par Ménophante ; et cet artiste l'a vait imitée d'une
autre Vénus qui se voyait depuis longtemps dans la
ville de Troade , rebâtie par Alexandre. Cette dernière
statue ressemblait, dit-on, à la Vénus de Gnide,par
Praxitèles.La seule différence qu'on y remarque est que
le linge de celle de Gnide retombe sur un vase , tandis
que dans celle de Troade et dans celle-ci, il retombe
sur un coffret destiné à renfermer les objets précieux à
l'usage des femmes.

Cette figure , d'une belle exécution, est bien conser-
vée, à la réserve du bras droit, ouvrage de restauration.
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