Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 1.1800 [1801] [Cigognara Nr. 3401-1]

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coniens l'invitèrent à former les liens d'un nouvel hy-
ménée; il résista à leurs instances. Irritées de ses refus ,
ces femmes cruelles l'attaquent avec fureur, mettent son
corps en pièces, et sa téte et sa lyre roulent avec les
flots de l'Hèbre. Orphée rejoint aux Enfers sa chère Eu-
ridice j'el les Dieux, plaçant au ciel sa lyre immortelle,
en font une constellation.

Quelles que soient ces merveilles consacrées par la
Mythologie , il paraît certain qu'Orphée fut un poète
célèbre, qu'il introduisit plusieurs innovations dans le
culte de Bacchus, qu'il donna aux Grecs les principes de
l'astronomie , et qu'il fut l'un des premiers réformateurs
de leur religion.

Dans ce tableau, peint par Guérin, Orphée est repré-
senté pleurant sur le tombeau d'Eurididé, qu'il a perdue
pour la seconde fois, et sans espoir de retour. Sous le
rapport de l'expression, de la grâce des formes, de la
finesse du coloris , cette peinture rappelle le pinceau
pathétique de l'auteur du tableau de Marcus-Sextus*
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