Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Planche troisième.—- Le testament d'Eudamidas.

Quoique ce tableau, peint par le Poussin, ne fasse pas
partie de la collection du Musée, cependant comme il
n'est plus en France, et que depuis long-temps il a
passé du cabinet de M. Formont de Veyne, dans un.
autre musée à Londres, on a cru faire une chose agréable
aux amateurs, en leur présentant une esquisse exacte de
ce beau tableau, pour leur faire connaître la disposition
du sujet, et l'attitude naturelle, expressive des person-
nages, et les mettre à même de juger de quelle éner-
gie de caractères le Poussin dut enricliir cette scène
'que.

.midas, de la ville de Corintlie, attaqué d'une
maladie mortelle, et dans un âge avancé, va terminer
sa carrière. Le médecin pose l'une de ses mains sur la
poitrine du moribond, consulte les battemens de son
cœur, et posant l'autre main sur son propre sein ,
semble conjecturer par comparaison qu'il n'y a plus
d'espoir pour la vie d'Eudamidas.

Celui-ci profite du peu de forces qui lui reste pour
dicter ses dernières volontés. «Je lègue, dit-il (Lucien
nous a conservé ses propres paroles ), je lègue ma mère
à Arétée, pour la nourrir et en avoir soin dans sa vieil-
lesse. Je lègue ma fille à Charixèue, pour la marier
avec une aussi riche dot qu'il pourra lui donner ; et si
l'un ou l'autre vient cependant à mourir, j'entends que
le legs que je lui ai fait revienne au survivant». Ce
trait est un des plus beaux que l'on puisse citer. Euda-

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