Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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midas était assuré du cœur de ses amis , et ce legs hono- ■
rablè est le plus bel éloge de leur vertu.

Au pied du lit d'Eudamidas, et dans l'attitude la
plus vraie et la pins touchante, sa mère et sa fille don-
nent les marques extérieures d'une douleur profonde.
Enfin , rien n'égale la beauté de cette scène pathétique,
sinon l'unité et l'austère simplicité qui en a banni tous
les accessoires inu tiles. Seulement une lance et un bou-
clier suspendus à la muraille annoncent que la profes-
sion des armes fut celle d'Eudamidas.

J. Pesne a fait une fort belle estampe de cette com-
position ; elle est gravée avec le sentiment, l'énergie et
lanoble simplicité qui caractérisent le tableau original'''.

Le Poussin a produit un si grand nombre d'ouvrages,
qu'il eût été impossible de placer au Muséum tous ceux
qui appartiennent au gouvernement. Il y en a plusieurs
dans la galerie de Versailles , et chez difTérens parti-
culiers en Angleterre, où les productions de cet artiste
célèbre sont recherchées avec une prédilection remar-
quable. On sait que le Poussin a peint deux fois les Sept
Sacremens, et que ces deux suites qu'il a traitées avec
des changemens considérables , sont perdues pour sa
patrie.

* Les figures sont de proportion, demi-nature.

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