Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Planche cinquième. —La Vierge, l'Enfant Jésus, 5. Jean
et S.'e Elisabeth. Tableau de Raphaël.

Ce tableau, peint sur bois, de 14 pouces de hauteur
sur n de largeur, représente la Vierge assise au milieu
d'un paysage, et tenant l'Enfant-Jésus. Il est debout,
se lève de son berceau, reçoit l'hommage de S. Jean
qui lui est présenté par S.,e Elisabeth, et il le caresse
avec une tendre ingénuité.

Il n'y a guère que les ouvrages de Raphaël où l'on
retrouve cette douce modestie, cette candeur aimable
qui caractérisent la mère de Jésus, et cette grâce noble
et touchante que l'imagination attache nécessairement
à l'idée de l'Enfant divin. Elisabeth et son fils sont des
personnages secondaires, et l'artiste, observateur judi-
cieux des convenances, les a rendus sous l'aspect d'une
nature moins idéale.

Ce charmant tableau, de la plus forte manière de
Raphaël, est précieux par la correction des formes,
3e beau style des draperies, et la vérité de l'expression.

Il appartenait à M. l'abbé de Brienne. Louis XIV le
fit acheter, et il a été tiré récemment de la collection
de Versailles. On croit que Raphaël l'avait donné au
cardinal de Boissy, en reconnaissance des services cju'il
lui avait rendus auprès de François Ier.

Le duc de Mazarin en avait un semblable qui avait
été acheté par M. le marquis de Fontenay, lorsqu'il était
ambassadeur auprès du pape Urbain VIII, et les avis
étaient partagés sur l'originalité de ces deux tableaux,
dont on prétendait que l'un avait servi de modèle pour
l'exécution de l'autre; mais plusieurs personnes , entre
autres Félibien, pensent que ni l'un ni l'au tre n'est en tiè-
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