Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Planche sixième. — Projet d'un Obclisque pour la vdle
de Douay, Chef-lieu du Département du Nord.

Cet obélisque, composé par le cit. Poidevin, archi-
tecte , a été désigné au concours, pour être élevé sur
l'ancien emplacement de l'église Saint-Jacques, à
Douay. .

Pour donner à ce monument un double motif d'uti-
lité, le soubassement servirait de fontaine publique.

Les figures et les ornemens seraient sculptés en
creux, à la manière des Egyptiens, de même que les
noms des guerriers inscrits jusqu'à la hauteur enviroa
du tiers de la colonne.

Les artistes qui ont concouru pour les monumens h
élever dans les divers départemens ont adopté diffé-
rentes formes dans leurs projets, le cit. Poidevin a
choisi celle de l'obélisque, sorte de colonne quarrée,
terminée en pointe comme les pyramides. Les Egyp-
tiens, le seul peuple, ou du moins le peuple qui en,
ait fait le plus anciennement usage, couvraient d'hié-
roglyphes toutes les faces du monument. Ces caractères
cachaient, dit on, de grands secrets, et représentaient
les mystères de la religion égyptienne, dont peu de
personnes avaient connaissance. On sait que Cambyse ,
roi des Perses, après avoir conquis l'Egypte, voulut
exiger des prêtres, qui seuls entendaient la langue
hiéroglyphique, de lui dévoiler leur secret, et que,
sur leur refus, il les fit tous mourir et détruisit tous
les obélisques qu'il trouva. Ces monumens étaient
appelés les doigts du soleil, parce qu'ils étaient consa-
crés à cet astre.
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