Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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qui semblait exister entre les deux frères. Ànnibal
fit un voyage clans la Lombardie -? il vit à Parme les
tableaux du Corrège, et en fut enthousiasmé. Il alla
ensuite à Venise, où les oeuvres du Titien, de Paul
Veronèse et du Tintoretlui présentèrent de nouveaux
charmes : il copia avec soin quelques tableaux de ces
grands maîtres.

Enfin les trois Caraches se réunirent pour ne plus se
séparer, et ils fondèrent une école de peinture, où ils
rassemblèrent tout ce qui pouvait la faire fleurir,
statues et bas-reliefs antiques, dessins des meilleurs
maîtres, livres curieux, modèles d'hommes et de
femmes, professeur d'anatomie, etc. Cette école célèbre,
connue sous le nom d'académie des Caraches, se
soutint avec éclat par la sévérité des principes de
Louis, les soins d'Augustin et le zèle d'Annibal.

Si l'habileté de tels maîtres pouvait être révoquée
en doute, il suffirait de nommer leurs principaux
élèves, le Guide, le Dominiquin, Lanfranc, l'Albane,
le Guerchin, Antoine Carache, leMastelletta, le Panico,
Baptiste, Bonconti, le Cavedone, le Tacconi, Lucia
Massari, Sisto Badolocchio, etc.

La réputation des Caraches s'étant répandue jusqu'à
Rome, le cardinal Farnèse, qui voulait faire peindre la
galerie et quelques appartemens de son palais , fit propo-
ser à Annibal de venir à Rome pour l'exécution de son
dessein; il entreprit ce voyage d'autant plus volontiers f
qu'il brûlait de voir les statues, les bas-reliefs antiques
et les ouvrages de Raphaël. On verra dans l'article
suivant, de quelle manière Annibal s'acquitta de la
noble tâche qu'il avait acceptée, et quelle fut la
récompense de ses travaux.
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