Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Planche huitième, — Caius Gracchus sort pour aller
joindre ses partisans, malgré les instances de son
épouse, qui, ne pouvant leretenir, tombe évanouie sur
le seuil de la porte, entre les bras de son fils. — Bas-
relief.

La classe des Arts de l'Institut national indiqua ce
trait historique pour sujet du prix de sculpture de l'an g.
On a donné dans le premier volume de cet ouvrage,
page 27, planche , une esquisse du même sujet par
Drouais. Le lecteur est invité à y recourir3 il serait
inutile d'en répéter ici le programme. On pourra voir
les diverses manières dont les deux artistes l'ont saisi.
Le lecteur est prévenu que ce dernier morceau est
un bas-relief, et que les compositions de ce genre
doivent être traitées autrement que celles de peinture,
où la variété et la succession des plans, ainsi que les
effets de perspective, peuvent être employés avec
autant de succès, que l'on doit en user avec précaution
dans les ouvrages de sculpture. C'est sur celui-ci que le
cit. Mil'homme concourut l'an dernier. On décerna
deux grands prix; le premier à Marin, ainsi qu'il a
été annoncé dans le premier volume; et c'est par une
erreur typographique, que le nom de Mil'homme, qui
a obtenu le second, fut omis. Cet ouvrage, bien pensé
et bien exécuté, lui a acquis le titre de pensionnaire à
l'École française des Beaux-Arts à Rome.

On a vu, dans l'article précédent, qu'Annibal Carache
futappeléàRome parle cardinal Farnèse, pour décorer
la galerie de son palais. Alors cet artiste changea sa
manière , qui tenait beaucoup de celle du Corrège, pour
suivre une méthode plus hère, plus savante, mais
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