Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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qu'Hercule monta sur un char pour la combattre ; Iolas f
sonneveu , fils d'Iphichus, lui servit de cocher, etil brû-
laitles têtes de l'hydre à mesure qu'Hercule les coupait.
C'était le seul moyen de les empêcher de renaître. Un
cancre vint au secours de l'hydre ; Hercule écrasa le can-
cre et tua l'hydre. On ajoute qu'Eurysthée ne voulut pas
recevoir ce combat pour l'un des douze travaux auxquels
les dieux avaient assujetti le fils d'Alcmène , parce que
lolas l'avait aidé dans cette entreprise.

Notes sur le Guide.

Cet artiste était si bien fait, sa physionomie était si
agréable que Louis Carache, son maître, le prenait pour
modèle lorsqu'il peignait des anges.

Fier et orgueilleuxlorsqu'il avait le pinceau à la mai n,
le Guide, hors de son atelier, était d'une extrême
modestie. Il brûla un grand nombre de lettres que lui
avaient écrites des savans illustres et plusieurs souve-
rains, et qui flattaient trop vivement son amour-propre.

Il y eut toujours entre l'Albane et le Guide la plus
grande rivalité ; c'est ce qui leur fit produire tant d'ou-
vrages admirables. Si le Guide faisait un tableau et l'ex-
posait dans une des églises de Bologne, on était sûr d'en
voir bientôt un de l'Albane dans le même endroit.

Le Josépin, examinant avec le pape un ouvrage du
Guide, dit à sa sainteté : « Nous autres , nous travail-
» Ions comme des hommes, le Guide travaille comme
» un ange ». En effet, les Italiens ont dit poétiquement
de ce peintre immortel, que les grâces et la beauté
étaient au bout des doigts du Guide lorsqu'il peignait,
et qu'elles en sortaient pour aller se reposer sur les
figures qu'il animait par son pinceau.
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