Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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gens accouraient de tous côtes , et même de France-..
Après la mort du Guide , dont il était ami , quoiqu'ils
différassent d'opinion sur leur art, le Guerchin revint à
Bologne , d'où il faisait de fréquens voyages en diffé-
rentes villes de l'Italie.

Rome, Reggio et Mantoue furent enrichis de ses pro-
ductions. Le duc de Modène le fit chevalier.

La reine de Suède, passant par Bologne , honora le
Guerchin de sa visite , lui tendit la main, prit la sienne ,
voulant, disait-elle , toucher une main qui opérait de si
belles choses.

Le Guerchin ne pouvait supporter le détail des affaires
domestiques. Son frère Antoine prenait soin de sa mai-
son ; la mort le lui enleva , et le chagrin qu'il en conçut
ïe fit renoncer au travail. Le duc de Mantoue , qui en
fut informé, le fit venir dans son palais, et ranima son
goût , en lui procurant la société des artistes les plus
recommandablcs. Il le fit ensuite reconduire à Bologne ,
comblé de carresses et de présens. Ercole Genari , l'un
de ses élèves, et son parent , se chargea de la conduite
intérieure de sa maison. Le Guerchin reprit sa gaieté et
ïe cours de ses travaux qu'il continua jusqu'à l'âge de
76 ans , qui fut le terme de sa vie.
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