Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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ouvrages des plus grands peintres. Il alla d'abord à
Venise, où il vit le Tintoret et lui montra de ses ouvra-
ges. Ce maître célèbre l'encouragea, et lui prédit qu'il
serait un jour un des premiers de sa profession. Louis
étudia dans la même ville les tableaux du Titien et de
Paul "Véronèse ; à Florence, André del Sarto et le Passi-
grianj à Mantoue, Jules Romain^ à Parme, Mazzuoli,
dit le Parmesan, et le Corrège. Ce fut ce maître qu'il
goûta le plus , et dont il suivit toujours la manière.

De retour à Bologne, il se fît connaître par des ouvrages
admirables. Il avait un esprit fécond, des compositions
abondantes, un goût de dessin grand et noble, une
touche délicate, une simplicité gracieuse. Il sentit les
beautés de l'antique, et les grâces de'la nature, qu'il
opposa constamment aux afféteries du goût qui domi-
nait de son temps dans l'Italie.

Il fut le maître d'Augustin et d'Annibal Caracbe, ses
cousins-germains, beaucoup plus jeunes que lui. Ce fut
par ses conseils que l'on fonda à Bologne cette célèbre
Académie de Peinture dont il devint le clief, et qui pro-
duisit un si grand nombre d'artistes du premier mérite.

Louis mourut à Bologne, en 1619. On a gravé d'après
lui, et il a lui-même gravé à l'eau - forte quelques sujet*
de dévotion.
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