Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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flanche quarante-deuxième. — La Vierge apparaît à
S. Jérôme; Tableau du Musée : par le Guerchin.

Saint Jérôme naquit, vers l'an 3^0, à Stridon, sur
les confins de la Dalmatie et de la Pannonie, où Eusèbe,
son père, tenait un rang distingué. Après avoir reçu
une excellente éducation, il alla à Rome, où il fit des
progrès rapides dans les belles-lettres et dans l'élo-
quence. Ses écrits donnent lieu de penser que sa jeu-
nesse fut troublée par les passions. Au retour d'un voyage
dans les Gaules, il se fit baptiser à Rome, et adopta
un nouveau genre de vie. Entièrement consacré à
l'étude de l'Écriture et aux pratiques religieuses, il
vécut en cénobite au milieu du tumulte d'une ville
immense où régnaient la corruption et la débauche. Il
passa à Aquilée, de-là dans la Thrace, dans le Pont,
la Bithynie, la Galatie et la Cappadoce : il s'enfonça
dans les déserts brûlans de la Clialcide et de la Syrie,
vécut dans la solitude, ets'imposant des mortifications
qui paraîtraient incroyables s'il ne les avait rappor-
tées lui-même. Des moines qui habitaient près de lui
ce même désert l'arrachèrent à cette vie austère. Il
passa à Jérusalem, et de-là à Antioche, et fut élevé au
sacerdoce par Paulin, évêque de celte ville.

S. Jérôme passa le reste de sa vie dans les voyages
et dans les disputes de controverse, où il ne conserva
pas toujours la modération convenable. Aucun écrivain
ecclésiastique de son siècle ne le surpassa dans la con-
naissance de l'hébreu et dans la variété de l'érudition. Il
a laissé un grand nombre d'ouvrages. Son style est pur,
vif, élevé, mais souvent inégal et bigarré. Il mourut
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