Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Venise. Les ouvrages de Michel-Ange, de Raphaël, du
Corrège et du Titien l'occupèrent successivement, et
il se fit une manière qui semble tenir de chacun de ces
maîtres célèbres, mais qui n'a jamais pu l'élever jusqu'à
eux. Son génie était grand, vif et facile; son goût de
dessin sévère et assez correct; son coloris frais, vigou-
reux; son pinceau libre et facile : mais on peut lui
reprocher d'avoir trop souvent peint de pratique ; et ce
défaut se remarque dans le tableau dont on présente
ici l'esquisse. Les figures sont de grandeur un peu au-
dessus de nature.

Procaccini contribua beaucoup à l'établissement de
l'Académie de Peinture à Milan, et dont il fut nommé
chef. D'après sa grande réputation, les jeunes gens des
environs venaient se ranger sous sa discipline. On voit
plusieurs de ses ouvrages dans les églises de cette ville,
à Reggio, à Bologne, et dans le palais Doria, à Gênes.
Il travailla beaucoup pour le roi d'Espagne, et acquit
une fortune considérable. Il eut pour élève Charles-
Antoine Procaccini, le plus jeune de ses frères, et
Ercole junior, fils de celui-ci. Le Musée central ne
possède aucun ouvrage de ces deux peintres, qui se
firent une certaine réputation dans le paysage, les
fieursetles fruits. Ercole fit plusieurs tableaux d'histoire
pour la ville de Turin. Jules-César Procaccini mourut
à Milan en 162 G,
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