Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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universel, qu'il peignit à Reggio, et le S. Roch qui
guérit des pestiférés, qu'on voit présentement à Dresde,
comme des ouvrages dignes des plus grands maîtres.

Doué d'un génie heureux, Camille Procaccini pei-
gnait avec une liberté surprenante. Ses figures ont du
mouvement, de l'expression; ses airs de tête sont gra-
cieux, ses draperies bien jetées, et ses tableaux annon-
cent une grande intelligence du coloris. On peut lui
reprocher, ainsi qu'à Jules son frère, de n'avoir pas
toujours consulté la nature,.d'avoir trop souvent peint
de réminiscence. Lorsque la fougue de son imagination
l'emportait il était fort incorrect et n'observait aucune
proportion dans le dessin; mais il avait le talent de
revenir sur ses ouvrages, et de corriger les fautes qui
lui étaient échappées. Il a formé quelques élèves peu
connus; il a gravé lui-même trois pièces, mais on a peu
gravé d'après lui.
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