Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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«-ations de S. Paul; il mourut en Àchaïe. Ôn ignore le
temps et le lieu de sa mort.

On a attribué à cet évangéliste plusieurs portraits de
la Vierge qui sont en vénération parmi les chrétiens.
On en fait voir un à Rome dans l'église de Ste Marie
Majeure ; un autre dans l'église des dominicains, près
Bologne; un autre àPadoue, etc. etc.

Un certain moine ou liermite, nommé frère Luc,
avait quelques notions de la peinture. Il barbouilla plu-
sieurs images de la Vierge, que les premiers chrétiens
disaient être l'ouvrage de S. Luc hermite; mais par là
suite on a confondu leurs noms, et ce personnage est
devenu S. Luc évangélis te.L'hermite dont il est question
est en grande estime dans la Grèce, où plusieurs monas-
tères lui sont dédiés.

Il est donc probable que l'erreur de ceux qui ont attri-
bué à l'évangéliste l'art de peindre n'a pas d'autre
origine; on ne trouve dans aucun écrit des premiers
chrétiens qu'il se soit jamais occupé de cet art, dont
l'exercice était même contraire à la loi de Moyse.

Ste Catherine, que l'on voit dans le même tableau,
est, selon toute apparence, un personnage apocryphe.
Elle fut, dit-on, martyrisée sous Maximin, au troisième
siècle, et l'on n'a commencé à parler d'elle qu'au neu-
vième. Vers ce temps on trouva le cadavre d'une fille
au mont Sinaï, en Arabie ; il n'avait point éprouvé de
corruption. Les chrétiens de ce pays-làle prirent pour le
corps d'une martyre, lui donnèrent le nom de Catherine,
c'est-à-dire pure et sans tache, et lui firent faire une
légende.
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