Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Planche quarante — huitième. — Départ de Tibêrius
Gracchus pour aller demander l'exécution de la loi
agraire.

Ce trait historique, donné pour sujet du prix de sculp-
ture aux élèves de l'école spéciale, a déjà été offert dans
le recueil des Annales du Musée (tome premier, page 5y,
d'après l'esquisse de Drouais, et tome deuxième ,page 1S,
d'après le bas-relief de Milhomme ). Celui-ci est du cit.
Marin,et a remporté le premierprixau dernier concours.
Le lecteur est prié de recourir à l'une des deux planches
que l'on vient de citer, pour avoir l'explication de
celle-ci. La composition en est simple et expressive-les
formes sont correctes, les draperies d'un bon style, et le
public a vu avec plaisir cette production sévère d'un
jeune artiste, connu par d'autres ouvrages d'un genre
aimable et gracieux.

Çornélie, fille de Scipion l'Africain, et mère des
deux Gracchus, posséda toutes les vertus propres à son
sexe, et tâcha de les inspirer à ses fils. Une dame de la
Campanie, aussi sotte'que vaine, ayant fait étalage
de ses bijoux devant Çornélie, la pria de lui montrer les
siens à son tour. Çornélie ayant appelé ses enfans : Voilà,
dit-elle, mes ornemens et mes bijoux. Plusieurs peintres
ont traité ce sujet.

On peut cependant reprocher à Çornélie d'avoir trop
exalté l'ambition de ses fils, passion qui, augmentant
avec l'âge, devint fatale à la République et à eux-mêmes.
Cette femme illustre eut la gloire de se voir ériger, de son
vivant, une statue de bronze, sur laquelle on mit cetle-
inscription ; Cornelia, mater Gracclwnun,
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