Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

Seite: 100
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1802/0170
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( ioo )

On a donné le nom de Mars à la plupart des princes
belliqueux ; chaque pays se fait gloire d'en avoir un,
et sur ce point, la France ne le cède à aucune nation du
monde.

Le culte de Mars a été peu répandu chez les Grecs;
mais il était en faveur chez les Romains, qui regardaient
ce dieu comme le protecteur de leur empire. Ses temples
étaient de l'ordre dorique, et placés ordinairement hors
des murs, comme pour garantir les villes des périls de
la guerre. Parmi ces temples à Rome, celui qu'Auguste
lui dédia après la bataille de Philippe, sous le nom de-
Mars vengeur, passait pour le plus célèbre et le plus ma-
gnifique.

Et nous aussi, nous avons dédié un temple à Mars ; par
une destination nouvelle de l'église des Invalides, l'autel
d'un Dieu de paix fut consacré au farouche dieu des
combats. Mais si l'Histoire transmet à nos derniers ne-
veux ce dernier trait de notre instabilité, n'auront-ils
pas lieu de croire que les Gaulois du dix-huitième siècle
substituèrent au culte de leurs pères, celui des divinités
du paganismej que Mars eut dans Paris un pontife,,
des prêtres, des oracles peut-être?... Peintres gracieux,
préparez vos palettes. Si ce temple conserve son titre, il
faudra l'orner de tableaux analogues aux exploits du
dieu qu'on y révère ; et ses amours avec Vénus, Rhéa,
Thébé, sont des sujets dignes d'exercer vos pinceaux.

Les trois petites ligures dont nous donnons ici l'es-
quisse, ne sont pas, sous les rapports de l'art, d'une
importance majeure , mais elles sont d'une exécution
agréable. Cette dernière est en marbre de Luni.
loading ...