Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Planche cinquante-unième. — Le Repentir de S. Joseph;
Tableau delaÇalerie duMuséeipar AlexandreTiariiu.

Dieu avait donné à Marie, de la famille royale de
David, Joseph pour époux, ou plutôt pour être le gar-
dien de sa virginité ; car il est reconnu qu'il n'eut jamais
avec elle de commerce conjugal. Or, quelque temps
avant le mariage de Joseph et de Marie, l'ange Gabriel,
envoyé de Dieu, était entré chez la Vierge, et lui avait
annoncé que, par une prédilection singulière, le Fils de
l'Eternel, l'Homme-Dieu, se formerait dans son sein.
Marie ne comprenait rien à ce discours ; l'ange la per-
suada , en lui disant que rien n'est impossible au Tout-
Puissant.

Lorsque la grossesse de Marie parut, son époux, qui
n'avait pas cessé d'être chaste, en fut alarmé ; mais
comme il était bon et pacifique, il craignit de faire un
éclat, et il allait la renvoyer secrètement, lorsque l'ange
du Seigneur lui apparuten songe, etlui révéla le mystère.

Le peintre a supposé que S. Joseph, rassuré sur l'in-
nocence de son épouse, est venu se jeter à ses pieds, et
lui demander pardon de ses soupçons jaloux. La Vierge,
satisfaite de cet acte de soumission, le relève d'une main,
et de l'autre lui montre le ciel, pour lui faire connaître
que Dieu dispose comme il lui plaît de toutes choses.

Plusieurs groupes d'anges sont accourus pour être
témoins de cette réconciliation conjugale. Le plus appa-
rent d'entre eux, Gabriel sans doute, fait signe à ses
petits compagnons de garder le silence, et leur recom-
mande le secret. Au demeurant, la scène se passe dans
un temple, ou tout au moins sous un portique de l'ordre
corinthien.

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