Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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Planche cinquante-huitième.—Le Trône de Saturne ; Bas-
telief de la Galerie des Antiques.

Ce morceau, mutilé en quelques endroits, est connu
sous le nom de Trône de Saturne. En effet, sur un fond
d'architecture composite et au centre du bas-relief,
s'élève une espèce de trône, dont la partie supérieure est
ornée d'une draperie ajustée avec art. On voit sur le
marclie-pied le globe céleste entouré du zodiaque, em-
blème du temps, dont Saturne est le dieu. A gauche,
deux enfans ailés portant sa faux redoutable. De l'autre
côté, deux autres génies semblent se disputer le sceptre
du dieu, dont on apperçoit encore quelques traces.

Ce bas-relief, en marbre grec, est tiré de la salle des
Antiques du Louvre, où il était depuis long-temps ; on
ignore où il a été trouvé avant cette époque. Il existe en
Italie plusieurs bas-reliefs du même style, des même»
dimensions, et qui présentent des sujets analogues à
celui-ci : deux sont placés dans le chœur de l'église de
San-Vitale, à Ravenne, et représentent le trône de Nep-
tune; un autre se voit à Venise, dans l'église délia
Madana de Miracoh; enfin à Rome, dans la villa Ludouisi,
on conserve le fragment d'un quatrième bas-relief
représentant le trône d'Apollon.

Les peintres et les sculpteurs ont coutume de repré-
senter Saturne comme un vieillard courbé sous le poid*
des années, et tenant une faux à la main, pour marquer
qu'il préside au temps et à l'agriculture.

L'histoire de Saturne etles différentes allégories dont
elle a fourni le sujet ne pourraient trouver place dans
cet article : on sait que Saturne, détrôné par son fils
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