Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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tous les rapports qui la fécondent ; ces diffe'rens objets
ont échappé aux recherches des modernes : tout a été con-
sidéré comme ornemens arbitraires.

» Des écrivains qui , sans doute , auraient perdu de
leur consistance , si l'antiquité eût été connue, ont dit
que les temples anciens n'avaient été élevés que pour
l'idolâtrie , ou pour des hommes déifiés , et on les a
cru. Delà cette indifférence pour tous les objets repré-
sentatifs de ces temples. Si , au contraire , on eût dit
au vulgaire , que jamais l'antiquité n'a déifié de mor-
tels , que les noms symboliques dont elle a fait usage
pour distinguer les planètes , les élémens , les saisons et
les mois portaient leur signification dans la langue du
pays *j qu'en un mot , c'était autant d'allégories rela-
tives a l'art de cultiver la terre 5 on aurait cherché , on
aurait trouvé dans leurs temples et dans leurs monumens
des images emblématiques de celte mère nourricière, n

* Les mois, ainsi que Pluclie en convient, caractérisaient par
leurs noms ce qui se passe sur la terre.

( La suite a la page 12J. )
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