Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.1802 [Cigognara Nr. 3401-2]

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méprendre; c'élait un lieu sacré, mais ouvert, destiné
à contempler le ciel *.

» Des pierres seules, élevées à quelque distance les
nnes des autres, et dont le nombre égalait celui des pla-
nètes, des mois de l'année, ou enfin des jours du mois,
composaient ce lieu sacré , qui était le point de réunion
des familles et des sociétés voisines. Ces oratoires symbo-
liques étaient autant d'autels votifs sur lesquels on expo-
sait les offrandes, et l'on brûlait des plantes aromatiques
en l'honneur de la Divinité et de l'astre du monde, qui,
par ses révolutions, préside aux saisons, forme les mois,
les jours, et vivifie la terre.

» On peut considérer ces mêmes pierres comme les;
mères des sciences et des arts • ce sont elles qui portèrent
les premiers hiéroglyphes ousigocs représentatifs, signes
à, qui nous devons l'origine de la peinture et du langage ï
ce sont ces mêmes pierres ou autels votifs, que l'on vit
s'embellir et représenter par quelques marques caracté-
ristiques, les mois , les saisons et les clémensj ce sont elles
qui , par des symboles, exprimaient la marche du soleil •
ce sont enfin ces mêmes pierres, taillées en colonnes mys-
térieuses, si vantées dans l'antiquité qui , par la suite,
servirent comme de supports , et] suggérèrent l'idée des
temples d'une nouvelle structure. »

" C&Ium quo tuimur, dictum templum. Varon. lib. Les expres-
sions tcmplum eetheris, atherca ttmpla , sont très - fréquentes chez
les anciens écrivains. L'usage de ces temples découverts, se pratique
encore chez les sauvages de l'Amérique , dans les iles de Bornéo y
c: parmi les habitans des terres australes.
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