Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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'Au CITOYEN VIEN,

PEINTRE,
MEMBRE DU SÉNAT - CONSERVATEUR.

Citoyen,

Si, par vos efforts constans, vous n'eussiez,
dès votre jeunesse, brisé le sceptre du mauvais
goût qui pesait sur tous les Arts d'imitation, la
Peinture étalerait peut-être aujourd'hui ce faux
éclat qui trop long - temps fit la honte de notre
École ; et les Chef - cl'OEuvres dont j'ose vous;
offrir les simples esquisses, seraient encore
méconnus , j'ai presque dit méprisés , comme
ils le furent pendant la moitié du siècle qui vient
de s'écouler.

Vos préceptes et votre exemple ont formé des
Disciples dignes de vous. Je tiens de plusieurs
de ces Artistes recommandables * un talent que,
malgré sa faiblesse , l'indulgence du Public et
la vôtre ont quelquefois encouragé ; je vous en.
dois l'hommage.

Agréez le tribut de ma reconnaissance , de
mon admiration, de mon respect.

Lanbos.

* Les citoypns Taillasson, David et Regnault ont daigné succès-»
sïvement diriger mes premières études. Même zèle, même franchise,
même solidité de. principes ont distingué leur bienveillance envers
moi ; je leur porte une égale reconnaissance et un égal attachement.
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