Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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'Planche douzième.—lycurgue, Modèle, en plâtre,
de six pieds de proportion ; par Lcmot.

Fils d'Eunome, roi de Sparte, Lycurgue refusa de la.
veuve de Polydecte, son frère , qui avait succédé à son
père, la couronne qu'elle lui offrit, à condition qu'il
l'épouserait. Il préféra la qualité de tuteur de son neveu
Charilaûs, et lui remit le gouvernement lorsque ce jeuue
prince eut atteint l'âge de majorité. L'intégrité de sa
conduite lui fit des ennemis ; on l'accusa de vouloir usur-
per la souveraineté; mais il ne chercha à se venger de ses
calomniateurs qu'en se mettant en état de rendre de nou-
veaux services à sa patrie. Il s'en éloigna pendant quelque
temps pour étudier les mœurs et les usages des peuples.
II passa en Crète, parcourut l'Asie , et enfin l'Egypte. De
retour de ses voyages, Lycurge donna aux Lacédémo-
jriens des loix sévères. Alors tout était en confusion depuis
plusieurs années à Sparte. Les rois voulaient régner des-
potiquement, et les sujets refusaient d'obéir. Après avoir
pris la résolution de changer la face du gouvernement,
et avant d'exécuter ce dessein hardi et périlleux, il se
rendit avec les principiaux Spartiates au temple de Del-
phes, pour consulter l'oracle d'Apollon. Il en reçut cette
réponse, « Allez, ami des dieux, ou dieu plutôt qu'hom-
me; Apollon a exaucé vos vœux , et vous allez jeter les
fondemens de la plus florissante république. » Lycurgue
commença, dès ce moment, les grands changemens qu'il
ayait médités.
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