Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

Seite: 44
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1802a/0071
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 4i ) .

Lors de la prise d'Agrigente par Hîmilcon, on envovâ
à Cartilage, au rapport de Diodore, uii très-grand nombre
de statues d'illustres Siciliens, de la plus grande beauté.

Cassiodore appelait l'immense quantité de chefs—
d'œuvres que Rome devait à ses conquêtes, le travail
du monde entier.

Les généraux Romains ornèrent leur triomphe des
monumens enlevés aux nations subjuguées, et en enri-
chirent les édifices publics. Dans la marche triomphale de
Lucullus, on voyait la statue de Mithridate en or, haute
de six pieds • et celle de Cléopâtre avec un aspic à son
bras, parait le triomphe de César. Dans celui de Pompée,
on portait la statue de Pharnace en argent.

On sait aussi que les chevaux antiques qui ornent
actuellement le palais consulaire , ne nous sont parvenus
qu'après avoir été , dans différons pays , le fruit de plu-
sieurs conquêtes successives.
loading ...