Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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statue au nombre de celle des Athlètes. L'Hélicon pré-
sentait celle d'Arsinoë, sœur et femme de Plolomée. On
ferait une longue énumération des femmes qui reçurent"
en Grèce et même à Rome un semblable honneur; mais
ces marques de distinction ne furent pas toujours aussi
justement réparties. La courtisanne Lais avait une statue
dans le temple de Vénus, auprès deCorintbe; la fameuse
Phryné en eut deux de la main de Praxitèle , un de ses,
amans. Anithe , Glycère, Corine eurent aussi leurs statues
des mains d'Euthycrate, Ctesipbon et Harpalus,-dont les,
talens étaient renommés. C'est ainsi que les hommes ver-
tueux ou corrompus ont tour-à-tour employé les arts t
enfans du ciel, à honorer les vertus ou les vices,,
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