Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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de François II, de Charles IX et de Henri III, qui lui
donnèrent des marques de leur estime.

Il peignit long-temps sur verre , genre alors fort à là
mode, et il nous reste de lui plus de peintures dece genre
que de tableaux sur toile.

Il exerça la peinture avec succès. On en peut juger
par le tombeau de l'amiral Chabot, que l'on voyait encore,
il y a quelques années, aux Célestins à Paris , dans la
chapelle d'Orléans, et qui a été transporté au Musée des
Monumens Français.

Jean Cousin fut savant dans Parchilecture, dans Fana-
tomie, et il a laissé un livre sur les proportions du corps
humain : les préceptes en sont excellens.

On trouve un peu de sécheresse dans sa manière. Néan-
moins il y a de la correction dans l'ensemble de ses ta-
bleaux , de la noblesse dans ses pensées, et beaucoup
d'expression dans ses têtes.

L'ouvrage qui l'a rendu le plus célèbre, est son Ju-
gement universel, tableau fort estimé qu'il fit pour l'église
des Minimes de Yincennes ; il fait maintenant partie d-e
la collection du Musée.

Jean Cousin peignit des vitraux dans plusieurs églises

à Sens, et à celle de Saint-Gervais à Paris__On ne sait

point précisément en quelle année il est mort, mais il est
certain que ce fût dans un âge avancé : il ne paraît pas
qu'il ait formé d'élèves.

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