Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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plus distinguées. Il se rendit en Sicile où il fit quelques
portraits, et retourna dans sa patrie. Il fit voir alors
tout le fruit qu'il avait retiré de ses voyages, et com-
bien l'étude des grands maîtres avait agrandi et per-
fectionné son goût.

Il passa en Angleterre et en France où il fut mé-
diocrement accueilli. Appelé de nouveau en Angleterre
par Charles premier, il fut comblé démarques d'estime
et d'honneurs, et ce prince paya magnifiquement ses
ouvrages.

Laborieux et doué d'un talent facile, Vandyck fît un
très-grand nombre de portraits, et il eût amassé une
très-grande fortune, si les dépenses de sa table , de ses
équipages, d'une troupe de musiciens qu'il avait auprès
de lui, et surtout si les vaines recherches de l'alchy-
mie n'eussent absorbé les fruits de son travail.

Il épousa une jeune femme qu'il conduisit à Anvers
pour lui faire connaître sa famille, se rendit à Paris
où peut-être il eût obtenu la gloire de peindre la gale-
rie du Louvre, si Le Poussin n'eût été mandé de Rome
pour cette entreprise; il retourna en Angleterre, et, ac-
cablé de goutte, il mourut à Londres en 1641 , ;1gé de
42 ans, un an après !a mort de Puibens son maître. Le
tombeau de Vandyck se voit aux chanoines de S. Paul.

Le défaut d'espace nous force de remettre à un article
prochain, quelques réflexions sur les ouvrages de ce
peintre fameux.
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