Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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( iii )

Planche cinquante - deuxième.— La Flagellation de
jèsus-Chi"ist , tableau du Musée, par Rubens; figures
de grandeur naturelle.

Des bourreaux , armés de verges et de cordes , tour-
mentent le Christ, dépouillé jusqu'à la ceinture.

Ce tableau est cligne du grand maître qui l'a peint.
Une couleur chaude et vigoureuse, une expression,
énergique le caractérisent. Le sang ruisselle des épaules
du Christ, dont le profil qui respire la douceur et la
résignation, contraste parfaitement avec les passions
haineuses imprimées sur les figures des bourreaux.

Il est impossible de voir cette composition sans être
ému , sans reconnaître dans Rubens cette faculté de
sentir et de communiquer au spectateur ses propres
sensations. Don précieux de la nature que les leçons
du meilleur maître ne sauraient enseigner! Il jette un
voile sur les défauts, et tout l'art possible ne le rem-
place jamais qu'imparfaitement.

Particularités sur Rubens.

Rubens jouit d'une fortune proportionnée à ses ta-
lents , et ses contemporains surent l'apprécier. Un
peintre, nommé Brendel , entêté des folies de l'alchy-
mie, vint un jour lui proposer de se réunir à lui pour
la recherche du grand œuvre. Vous venez trop tard,
lui dit Rubens , depuis vingt ans cette pallette et ces
pinceaux m'ont fait trouver la pierre philosophale que
vous cherchez. ' .

L'infortuné Charles premier, roi d'Angleterre, fut
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