Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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telle magie, que le spectateur est toujours ramené vers
l'objet principal.

Ni la gravure, ni aucune copie ne peuvent donner
l'idée de l'énergie qui fait de ce tableau le chef-d'œuvre
de Piubens , et un des clref-d'oeuvres de l'art. Ce grand
coloriste semble s'être surpassé dans la richesse et la
vérité de la couleur locale, et dans cette vigueur d'ex-
pression qui constitue le sublime. Enfin, pour com-
plet ter la réunion des beautés essentielles, Rubens, à
qui l'on peut reprocher avec justice le goût de dessin
lourd et incorrect de son pays, offre dans ce tableau
quelques parties dignes des plus grands maîtres d'Italie
et de France.

Paris peut se féliciter de réunir tout ce qui tient
à cette admirable production. Le Muséum possède en-
core l'esquisse terminée de ce tableau. Elle est d'un
coloris plus fin, d'une touche plus piquante, et a l'avan-
tage précieux d'être entièrement de la main de Rubens.
On voit encore dans la Galerie des Dessins celui que
l'artiste fit pour arrêter sa composition : on y retrouve
le feu et la vivacité qui le caractérisent.
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