Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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il fut condamné à passer Je reste' de ses jours dans 3a
forteresse deLouvestein. Sa femme eut le courage d'en-
treprendre de lui rendre la liberté, et le, bonheur
d'y réussir, en lui fesant passer un grand coffre dans
lequel on le transporta hors de la prison. Il fut quelque
temps errant; ensuite il passa en France, où il trouva
un asile. La reine Christine l'appela en Suède, lui
fit un accueil très-favorable, et le remwya en France
avecle titre de son ambassadeur. Il y séjourna onze ans :
de-là il retourna en Suède, où il obtint, quoiqu'avec
difficulté, de sa souveraine la permission de retourner
dans son pays natal. La mort le surprit en chemin,
à Nostock : il était alors âgé de soixante-trois ans. Son
fameux traité de Jure Pacis et Belli, que Barbeyrac a
traduit en français, et que les ouvrages nombreux
publiés depuis sur le mêine sujet n'ont point fait
oublier, est le principal fondement de sa réputation.

Philippe Rubens, frère aîné de notre artiste, naquit
à Cologne, en 1574. Il fut d'abord attaché au cardinal
Colonne en qualité de secrétaire. Les habitans d'An-
vers le choisirent ensuite pour exercer dans la ville les
mêmes fonctions. Il mourut à trente-huit ans.

Ce tableau , que Rubens a exécuté avec un soin
particulier, est tiré de la Galerie de Florence. Rubens
est debout derrière son frère, qui tient une plume à
la main. A la gaiiché de celui-ci est Juste Lipse:
Grotius est vu de profil, sur le devant.
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