Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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premier dessin, mais tel qu'on le voit à Saint-Pierre m
Vincolï, c'est-à-dire composé d'un bien moindre nombre
défigures, dont le Moyse est la principale. Il peignit au
Vatican, dans la Cliapelle-Paulinè, deux grandes fres-
ques représentant le martyre de S. Pierre et la vocation
de S. Paul. C'est sur-tout dans la Chapelle-Sixtine qu'on
peut apprécier Michel-Ange. Son génie ne pouvait s'as-
servir aux soins qu'exige la peinture à l'huile; aussi
n.'a-t-il fait qu'avec répugnance le très-petit nombre de
tableaux de chevalet qui restent de lui. Une particula-
rité qui caractérise encore sa manière austère et sublime,
c'est que de tous les peintres, sans exception , il est le
plus difficile à copier. Le Capitole, le palais Farnèse ; et
itant d'autres monumens à .Rome et à Florence, attestent
sa supériorité dans l'architecture.

Enfin, après avoir parcouru pendant quatre-vingt-
huit ans et onze mois la plus glorieuse carrière ; chéri
des six papes sous lesquels il avait vécu; estimé de
François Ier, de Charles-Quint, de Cosme de Médicis,
des Vénitiens, de Soliman, empereur des Turcs, et de
tout ce qu'il y avait en Europe d'illus très persosnages, il
mourut à Rome le 17 février i564. Peu de temps après sa
mort, son corps fut transporté à Florence , où tous ceux
qui cultivaient les arts et la littérature, se réunirent pour
}ui rendre des honneurs dignes de lui.
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