Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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Planche seizième.— Un Enfant dans son berceau entraîné
par les eaux • Tableau de Madame Villers.

L'Artiste a voulu retracer dans cette scène tou-
chante un des effets de l'inondation de l'an X. Le ciel
et l'eau semblent se confondre à l'horizon. Un jeune
enfant couché dans son berceau, et endormi, est em-
porté par le courant j mais tout espoir n'est pas encore
perdu : la draperie qui couvre le berceau est soulevée
par le vent, et sert comme de voile à la fragile nacelle.
Un chien s'est jeté à la nage ; ses yeux animés sont fixés
sur le berceau, et il emploie tous ses efforts pour l'at-
teindre et le sauver.

Cet ouvrage, exposé au Salon de l'an X, y fut vu
avec intérêt. L'exécution en est agréable, l'enfant est
charmant, les draperies sont bien rendues, et le ton
local est d'une grande vérité.

Suite de la Notice sur Michel-Ange de Caravage.

Quoique le Caravage eût déclaré qu'Annibal Caniche
était le seul peintre de son temps, il ne laissa pas , mal-
gré cet éloge que l'admiration lui avait arraché, d'avoir
avec lui comme avec les autres peintres, des démêlés
continuels.

Le Josepyi, chez lequel il avait travaillé, refusa de
se battre contre lui, en alléguant sa qualité de cheva-
lier. Le Caravage résolut alors d'aller à Malte pour
acquérir ce titre. Il fut d'autant plus empressé de réa-
liser ce projet, qu'il avait tué un jeune homme à Rome,
peu de temps après sa querelle avec Josepin. Il trouva
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