Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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lors de l'attaque du Capitale par les Gaulois. S'il en faut
croire Elien, un peuple d'Ethiopie avait pour roi un
chien, dont on interprétait les aboiemens comme des
marques de colère ou de bienveillance. Elien assure en-
core qu'auprès du temple de Vulcain, sur le mont Etna,
il y avait des chiens sacrés qui savaient distinguer ceux
qui approchaient du temple dans des intentions pieuses,
de ceux dont les mains n'étaient pas pures. D'après cet
instinct surnaturel, ils accueillaient les uns et dévo-
raient les autres. Quoi qu'il en soit de ces faits, qui
trouveront sans doute plus d'un incrédule, il est cons-
tant que le chien a toujours été distingué des autres
animaux. On sait que la secte philosophique fondée
par Antisthênes, et dont Diogène adopta les maximes,
s'honorait du nom de cynique, qui lui fut donné par
allusion à son mépris pour les convenances.
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