Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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Planche vingt-unième. — Sainte Marguerite • Tableau da
Raphaël : de la Galerie du Muséum.

Sainte Marguerite reçut la couronne du martyre
àAntioche, vers l'an 275, selon l'opinion la plus accré-
ditée. On n'a aucuns détails positifs sur sa vie, ni sur les
circonstances de sa mort. Les anciens martyrologes ne
parlent point de cette Sainte , et ce n'est que depuis le
ne siècle qu'elle est devenue célèbre. On raconte di-
verses particularités relatives à ses reliques ; elles n'ont
aucune authenticité.

Dans ce tableau, Ste Marguerite est représentée de-
bout, une palme à la main. Elle foule aux pieds uu
énorme dragon. La noble modestie de la Sainte forme
un heureux contraste avec la fureur qu'expriment les
yeux du monstre. Le fondsemble indiquer une caverne.
Ce tableau est peint sur bois. La figure est de grandeur
naturelle.

Dans tous les catalogues, cette peinture est attri-
buée à Raphaël ; mais si l'on retrouve dans cette
composition la simplicité et la noblesse de son style, un
examen approfondi démontre qu'il n'a pas exprimé lui-
même sa pensée sur la toile. Le coloris fier, mais som-
bre, les ombres un peu noires, décèlent la manière de
Jules Romain, qui effectivement l'a peint presqu'en
totalité sur le dessin de son maître. C'est ce qu'atteste
Vasari, auteur contemporain, qui reproche à Jules
Romain son affectation à employer trop de noir dans
les ombres de ses tableaux à l'huile. Vasari rapporte
encore que Raphaël envoya cet ouvrage à François Ier,
roi de France, avec uns S*eElisabeth, et le portrait de
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