Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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Planche vingt-quatrième. — La Concorde; Modèle en
plâtre : par Petitot.

L'Artiste a placé la Concorde sur un char déforme
antique que traînent un lion et un agneau attachés au
même joug. Cet emblème indique que les succès dans
un état dépendent de l'union du fort et du faible pour
concourir au bien général. La déesse, couronnée de
fleurs, tient à la main une branche d'olivier ; une corne
d'abondance est auprès d'elle.

Ce modèle en plâtre, de grandeur naturelle , fut
exposé au Salon de l'an X. Le choix du sujet, l'agrément
de la figure et le bon goût des draperies méritèrent à
l'auteur les suffrages du public.

C'est sur-tout dans les monumens romains que les
artistes modernes ont puisé les diverses allégories qui
caractérisent la Concorde. Elle était particulièrement
honorée à Rome, et le sénat tenait ses séances dans le
plus considérable de ses temples. Le portique de cet
édifice subsiste encore au Capitole. Les médailles de
Galba montrent la Concorde assise, et tenant une
patère de la main droite. Sur celles de Vitellius elle
tient une pique et un rameau. On la voit au revers des
médailles de Faustine la jeune, ayant pour attributs
un lis et une corne d'abondance. Trois mains jointes,
avec l'inscription: la Concorde des Augustes, indiquent
l'union des trois princes, Galien, Saloninus et Valérien
le jeune. La Concorde des prétoriens est exprimée sur
une médaille d'Othon, par un soldat qui touche la
teain de ce prince. Une de celles d'Aurélien présent»
h même emblème, et de plus une tête de soleil entra
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