Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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Planche trente-troisième. —-La Vierge, l'Enfant-Jésus et
plusieurs Saints ; Tableau delà Galerie du Muséum t
par Raphaël-d'Urbin.

Il existe un grand nombre de tableaux de dévotion
qui ne retracent aucun événement particulier de l'His-
toire-Sainte. Lorsque les convenances y sont aussi bien
observées que dans celui de Raphaël, dont on donne
ici le trait, ce sont de véritables compositions poétiques.

Quand Raphaël fit cet ouvrage, il avait formé son
goût sur les productions du Pérugin, de Fra-Bartholo-
méo et du Garofalo. Il avait puisé chez ces maîtres une
manière simple et noble, et l'exacte imitation de la
nature : il y avait ajouté cette grâce qui lui était par-
ticulière. Que lui manquait-il alors? Le grandiose dont
l'étude de Michel-Ange lui ouvrit la route. Mais s'il
s'appropria ce que le style de son rival offrait de ma-
jestueux et de sublime, il sut allier la vigueur à la douce
simplicité qui distinguait ses premières'productions, et
éviter l'exagération qu'on peut quelquefois reprocher
au chef de l'Ecole Florentine.

Les auteurs ne s'accordent pas sur le nom des quatre
Saints queRaphaël a placés auprès du trône delà Vierge.
D'après une opinion assez répandue, on suppose que ce
sont des Pères de l'Eglise ; mais les divers attributs et
le costume de ces personnages semblent écarter cette
idée. _ '

Raphaël n'a rien fait de plus gracieux que ce groupe
delà Vierge et de l'Enfant-Jésus. Les deux anges qui.
soulèvent une draperie semblent planer clans l'air, les
deux autres, qui tiennent un rouleau déployé, réunissent
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