Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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Planche trente-sixième, — Astyanax arraché à sa mère ;
Tableau de Madame Mongèz.

Homère a immortalisé dans son Iliade le courage
d'Hector, les vertus d'Andromaque et la tendresse de
cas illustres époux pour leur fils Astyanax. Le héros de
Troie, combattant pour sa patrie, porta la terreur au
milieu du camp des Grecs, et embrasa plusieurs dé
leurs vaisseaux. Patrocle, revêtu des armes d'Achille,
voulut en vain s'opposer à ses succès : il périt de la
main d'Hector ; mais le triomphe de ce dernier ne fut
pas de longue durée. Achille, au désespoir de la mort
de son ami, jura d'en tirer vengeance. Hector ne put
échapper à sa destinée, et succomba sous les coups du
plus vaillant des Grecs.

Privés d'Hector, les Troyens semblèrent perdre toute
leur énergie, et, après un siège de dix années, leur
ville tomba au pouvoir des assiégeans, qui portèrent
par-tout le fer et la flamme. Cet affreux événement
plongea bientôt Andromaque dans de nouveaux mal-
heurs. Depuis la mort de son époux, elle vivait retirée
au fond de son palais , et donnait tous ses soins à son
cher Astyanax : elle sentit que les vainqueurs n'épar-
gneraient pas le fils d'un héros dont le bras leur avait
été si redoutable : sa tendresse alarmée lui suggéra le
moyen de soustraire Astyanax à leur vengeance en le
cachant dans le monument funèbre d'Hector. Le res-
pect pour les tombeaux était chez les anciens un point
fondamental de la religion, mais il n'arrêta pas Ulysse.
Sans égard pour les cris et les larmes d'Andromaque,
ce prince commanda à ses soldats d'arracher Astyanax
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