Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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( 8i )

Planche trente - septième. — Vénus , Vulcain et les
Amours. Tableau du Musée : figures de i5 pouces de
proportion ; par Jules Romain.

Cet agréable sujet a été traité par un grand nombre
d'artistes, avec une prédilection particulière. Il offre
mille moyens de faire valoir les ressources de l'art, soit
par le cliarrne de la composition , soit par la grâce des
contours, par l'opposition des caractères, la fraîcheur
ou la vigueur des carnations. Le coloris enfumé de
Vulcain, ses formes austères, son air farouche con-
trastent avec les formes élégantes , le doux sourire de
Vénus, et la naïveté des jolis enfansqui l'accompagnent.
L'un d'eux présente à la Déesse une corbeille de fleurs ;
un autre lui montre un papillon ; un troisième semble
se reposer sur son arc : enfin , le plus apparent de cette
Iroupe enfantine , s'est approché de sa mère ; il reçoit
dans son carquois des flèches qu'elle a détachées du
faisceau que lui apporte Vulcain.

Ce tableau précieux , et terminé avec autant de. soin
que Jules Romain pouvait en mettre dans un ou-
vrage peu étendu, lire son principal mérite de la sim-
plicité delà composition, du grandiose des caractères
et de la correction du dessin : qualités qui assurent à
cet artiste le premier rang parmi les élèves de Raphaël 5
mais il n'est remarquable ni par la finesse, ni par la vé-
rité du coloris , ni par l'agrément du pinceau., On sait
que JulesRomain a souvent abusé des teintes sanguines,
que ses ombres sont noires et que sa touche n'est pas
moelleuse. Ce n'est que dans ses grandes compositions,
et surtout dans ses peintures à fresque , que l'on peut
justement apprécier le talent de cet artiste célèbre.
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