Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

Seite: 122
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1803/0187
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 122 )

Les pensées d'un peintre tel que le Poussin sont pré-
cieuses. Il sera sans doute agréable aux souscripteurs
de comparer la variété qu'il a mise dans la double exé-
cution du même sujet. On donnera donc , par la suite,
la gravure du tableau qui est au Muséum ; mais on a
cru devoir commencer par celle dont l'original est
maintenant perdu pour nous.

Il serait difficile de décider lequel de ces deux ta-
bleaux mérite la préférence. Si > dans celui du Musée,
le lieu de la scène qui représente l'intérieur d'un palais
paraît plus convenable au sujet, la galerie ouverte dans
laquelle le Poussin a placé ses personnages, offre ici
quelque chose de plus riant, sans blesser le costuma
dont ce grand peintre fut toujours sévère observateur.
On ne peut méconnaître dans la femme qui cherche à
soustraire le jeune Moyse au poignard levé sur lui, sa
mère Jocabed. Celte idée touchante ne se retrouve point
dans l'autre composition où la princesse n'est entourée
que de jeunes filles de son âge. Au reste, sagesse de
pensées , caractère de dessin , style sévère , draperies
d'un goût noble et antique , voilà ce qu'on admire dans
ces deux tableaux 5 également dignes de leur célèbre
auteur.
loading ...