Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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Planche soixante-quatrième.— Hector adresse des repro-
ches à Paris. Tableau de le Barbier, ainé.

Les événemens de la guerre de Troie sont générale-
ment connus , et le déiail en serait trop considérable
pour une simple nolice. Il suffira donc de rappeler ici
ce qui a un rapport plus immédiat avec le tableau dont
on offre la gravure. Le siège de Troie durait depuis-
dix années : les assaillans aussi bien que leurs adver-
saires , avaient versé beaucoup de sang, et cependant
la fortune ne s'était encore prononcée en faveur d'au-
cun parti. Paris , première cause de tant de désastres,
voulut enfin se justifier auxyeux de ses compatriotes et
à ceux des ennemis , des reproches que lui adressaient
les uns et les autres. Il offrit de combattre Ménélas,
sousla condition qu'Hélène serait le prix du vainqueur.
Celte proposition fut acceptée avec joie par les deux
armées qui entrevoyaient déjà le terme de leurs fa-
tigues, et par le monarque outragé qui se promettait
une vengeance éclatante. Les armées conclurent une
trêve , et les deux rivaux marchèrent l'un contre l'autre.
Ménélas ne tarde pas à avoir l'avantage: déjà saisissant
par son casque, le fils de Priam, il le traîne sur la
poussière ; mais, au moment où la mort de Paris
semble inévitable , Vénus qui le protège l'enveloppa
d'un nuage, et le transporte dans son palais (*).

Ménélas réclame le prix de sa victoire ; mais une
flèche , partie des rangs des Troyens, lui fait une pro-
fonde blessure. Les Grecs indignés s'avancent pour la
venger , et recommencent le combat. Malgré la valeur

(*) Iliade , Cluat 111.
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