Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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Voya les Furies pour tourmenter Atliamas et troubler
sa raison. Dans son délire , il écrasa contre une mu-
raille Léarque , son fils. A la vue de ce meurtre, Ino
se précipita dans la mer avec Mélicerte ; mais Panope
et cent autres Néréides , ses sœurs, les reçurent dans
leurs bras et les conduisirent sous les eaux jusqu'en
Italie. Alors Ino fut admise au rang des divinités ma-
ritimes. Les Grecs l'adorèrent sous le nom de Leuco-
ihée , et les Romains sous celui de Matuta.

Ce groupe représente Ino tenant sur son bras Bac-
clius encore enfant, et lui souriant avec douceur. Elle
a le front ceint du bandeau bachique , et est vêtue de la
tunique sans manches et du manteau léger appelé
Péplum, que les Grecs donnaient aux figures de femmes
et surtout à celles des déesses. Ce groupe est du temps
où les productions de l'art joignaient une grande sim-
plicité à beaucoup de correction, mais n'étaient pas
toujours exemptes d'une certaine roideur. On pourrait
se permettre quelques critiques sur la figure de l'en-
fant, qui ne paraît pas aussi soignée que celle d'Ino.
Au reste, ce groupe sera toujours précieux par la
beauté de la tête d'Ino , ainsi que par la noblesse et la
légèreté de sa draperie. Il est encore précieux en ce
qu'il représente un sujet que les anciens ont traité rare-
ment. On le voyait à Rome, dans la galerie de la Villa-
Albani.

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