Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 4.1803 [Cigognara Nr. 3401-4]

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C I41 )

Planche soixante-septième. — Un des Vitraux du Muses
des Monumens français ; peint par J. Cousin.

Ce sujet est tiré de ]'Apocalypse. J. Cousin le peignit
sur une des vitres de la Sainte-Chapelle de Vincennes„:
Voici le texte qui a servi de guide à l'artiste :

« Le troisième ange sonna de la trompette , et une
« grande étoile, ardente comme un flambeau, tomba
« du ciel sur la Iroisième parjie des fleuves et sur les
« sources des eaux. Celte étoile s'appelait Absynthe; et
« la troisième partie des eaux ajrant été changée en
« absynthe , un grand nombre d'hommes mourut pour,
ic en avoir bu, parce qu'elles étaient devenues arriéres. »
( Apocalypse , chap. 8,v. ioetu).

De tous les peintres français , J. Cousin est celui quf
se rapproche le plus de la manière terrible et fière de
Michel-Ange. Cet ouvrage est un de ceux qui semblent
inspirés par l'étude de ce grand maître. Il y règne uii
goût de dessin et unegrandeurde style qui commandent
l'admiration.

On a déjà donné, sur J. Cousin, le peu de détails
qui nous aient été transmis par les écrivains de son'
temps (*). On voit qu'au talent de sculpter, il joignait,
celui de peindre à l'huile et sur le verre. Il a exécuté x
de cette dernière manière , plusieurs ouvrages aux Cé-
lestins et à S. Gervais de Paris, à Vincennes, à Anet et
en d'autres églises ou châteaux.

La peinture sur verre est moins pratiquée en France,
de nos jours qu'elle ne l'était autrefois. L'exemple de 3\
Cousin prouve qu'alors les plus habiles maîtres ne dé-
daignaient pas cle s'y appliquer.

Voyez le premier volume, pl. Go-
4?

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